Comme vous, j’en suis persuadé, le cœur m’a fait deux tours en entendant cette nouvelle : une jeune journaliste-photographe de 23 ans, qui a débuté sa carrière à Drummondville, meurt écrasée par un immense bloc de glace au moment où elle prenait des photos sur les rives du fleuve St-Laurent, dans la région du Bas du Fleuve.

Si jeune. Tout de suite j’ai pensé à mes filles. À mes petites-filles. Nul n’est à l’abri d’un tel malheur. Mais une fin aussi tragique, dans de telles circonstances, nous fait réaliser encore davantage à quel point la vie est fragile. Si fragile, comme le chante Luc De Larochelière.

En écoutant et en lisant la nouvelle, je me suis souvenu que comme cette jeune femme, ma carrière journalistique, qui a précédé ma carrière immobilière, avait aussi débuté à Drummondville. Et en entendant son nom, Anne-Sophie Bois, je me suis aussi rappelé ce jeune athlète de Sherbrooke, Jean Bois, que j’ai connu quand il avait 12 ans et qu’il portait les couleurs d’une équipe toute étoile de la Petite Ligue de baseball Sherbrooke-Lennoxville-Fleurimont. C’était le Sher-Lenn ou le Sher-Mont, je n’en suis plus certain. J’ai oublié.

Il y a des athlètes que l’on croise dans une carrière journalistique comme celle que j’ai eue et que l’on ne peut cependant pas oublier. Jean Bois était de ceux-là. Il était un leader-né qui, je m’en souviens très bien, s’adressait aux journalistes avec l’aplomb d’un vétéran même à l’âge de 12 ans.

Jean excellait aussi au hockey puisqu’il a ensuite porté les couleurs des Cantonniers de Magog du niveau midget AAA, des Draveurs de Trois-Rivières et des Cataractes de Shawinigan dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il a même été repêché par les Nordiques de Québec en 1985.

Hier, j’ai appris avec tristesse que la jeune Anne-Sophie Bois était la fille de Jean.

À lui et à sa famille, mes sincères condoléances.

Courage.

Par 39871