À tout moment, on me demande si je m’ennuie du monde journalistique dans lequel j’ai œuvré pendant presque 40 ans. Pas vraiment, ai-je l’habitude de répondre. Je ne suis pas du genre nostalgique. Du genre à regarder derrière. C’est l’avenir qui m’intéresse. Mon prochain contrat de courtage immobilier, ma prochaine vente, le prochain client que je vais rendre heureux, voilà à quoi je carbure maintenant.
J’ai couvert les Jeux olympique de 76 avec Nadia Comaneci et Bruce Jenner comme têtes d’affiche, la fermeture du vieux Forum de Montréal et l’ouverture du Centre Bell, le retraite de Guy Lafleur, le retour de Guy Lafleur, les Canadiens, les Nordiques, les Expos et quoi encore.
Oui, j’ai été témoin de grands moments, de grands exploits sportifs, mais jamais je ne me suis ennuyé de ce monde depuis que je l’ai quitté. Sauf hier lorsque j’ai entendu à la radio PK Subban annoncer, en français svp, qu’il faisait un don de 10 millions $ aux enfants malades. Comme j’aurais aimé être là pour couvrir ce grand moment. Comme j’aurais aimé écrire un papier sur ce geste de PK et sur la réaction des enfants malades qui étaient présents.
À la fin de chaque année au Canada, on a l’habitude de désigner l’événement ou l’exploit sportif de l’année. À mes yeux, PK vient de le signer sans même chausser ses patins.
Pernell-Karl Subban, merci au nom de mes sept petits-enfants. Bientôt huit.

Par Mario Goupil