Il y a des matins où j’étais plus fier que d’autres quand j’étais journaliste et que je relisais ma chronique le lendemain. Je peux en dire autant comme courtier immobilier.
Hier soir, j’ai conclu la vente d’un superbe condo appartenant à une dame de 88 ans. Je lui ai téléphoné à 19 h 30 pour l'informer qu’elle pouvait maintenant annoncer la bonne nouvelle à son entourage. Que toutes les conditions étaient maintenant réalisées. Elle était émue. Moi aussi.
La dame m’avait fait une grande confidence la semaine dernière en me glissant à l’oreille que le jour où je réussirais à vendre son condo - ce qui n’est pas toujours évident avec les quelque 575 condos actuellement sur le marché en Estrie - elle pourrait aménager dans la même résidence pour aînés que son … son nouvel amoureux! « Vous savez, M. Goupil, chaque jour qui passe est important, mais c’est particulièrement vrai pour moi… », m’avait-elle confié à la signature du contrat de courtage.
Voilà que 39 jours plus tard son condo vendu. Ce matin, ma satisfaction n’a absolument rien à voir avec la rétribution que cette vente me vaudra.

Par 39871